04.06.2007

Final Fantasy (part 3)

Il est tout juste 19h, et Anaïs se gare devant le lycée. Elle a même une place presque réservée maintenant. Et nous nous retrouvons tous en robe de soirée ou costume sur le muret. Enfin, tous ...

Agathe : Quoi ? Nan mais j'hallucine. On m'a dit que je devais ab-so-lu-ment venir en robe de soirée. J'ai trop galéré pour que ma mère accepte de me prêter la sienne ! Et l'autre elle est en SHORT !

Agathe en talon aiguille par ailleurs, ça surprend de la voir à sa hauteur ^^. Et la soirée qui se déroule tranquillement au self. Les petits délires avec Marie (Lui : Tu es chouette comme ça Marie. Moi : Ah, tu vas avoir droit à un petit mot Marie.) Les petits mots ... Une excellente idée (d'Emilie). Malgré le manque cruel d'inspiration, qui atteint presque la hauteur du manque de crayon, j'ai dit ce que je voulais à certaines personnes. Pas à toutes, je n'ai pas pu, je ne voulais pas passer ma soirée un crayon à la main. Il y a beaucoup de personnes à qui j'aurai voulu écrire. Mes pensées sont avec elles. Je remercie beaucoup les quelques personnes qui m'ont fait l'honneur d'un gentil message, ça fait extrêmement plaisir. Mention spéciale pour celui de Prune "Ce soir tu couches dehors". Bon, vous verrez plus tard que j'ai dormir dans l'appart quand même.

Donc voila, la danse des profs, les remerciements ... les adieux. Malgré la bonne humeur générale, je dois dire qu'il y a eu des moments de blues pendant cette dernière soirée. Je tiens également à ne pas remercier le DJ qui n'a passé que de la merde, soyons honnêtes. Ce fut une bonne soirée. L'idée brillante des nounours ... désormais dédicacés par "Luc ki t'm", et Anaïs et Constance qui sont illisibles. En parlant de Nounours et de Luc (que j'aime) ...

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Fin de soirée, ambiance ménage, fatigue-mais-c'est-pas-fini-la-soirée, discussion avec les profs qui restent.

Sarah : On savait pas où finir la soirée. On s'est dit que peut être vous payeriez l'apéro, pour arroser votre nouvelle maison !

Mais notre directeur n'a pas voulu. N'empêche qu'il fait la crémaillère cet été, faut qu'on s'incruste. La soirée, nous la finirons donc en boîte de nuit, avec Mme J, la CDIste qui vient la passer avec nous. Mais avant d'arriver jusque là, n'oublions pas la marche à pied. Tout d'abord, destination chez Alex, puis descente de la rue Paul Bellamy, et marche jusqu'à Bouffay. Un peu avant d'y arriver, nous apercevons un jeune homme qui s'arrache le genou contre un panneau publicitaire. Lui, demain, il se réveillera avec un gros mal de genou et il comprendra pas pourquoi. Nous retrouvons ensuite Mme J et ceux qui ont eu la chance de profiter de sa voiture, alors que nous avons tous chopé de vieilles ampoules (surtout moi d'aileurs) aux pieds, ce qui ne nous empêchera pas d'aller en boîte.

Entrée au VIP. Beaucoup trop de monde déjà à l'intérieur, alors avec la vingtaine que nous étions en plus, on étouffe. Danse, les yeux qui se ferment. Retrouvage de Jocelyn, l'oiseau de nuit qui a quitté notre classe il y a quelques mois. Louqué qui sauve les filles des sales pervers qui collent des vieilles mains avec des regards de psychopathes particulièrement aiguisés. Ce fut ma première réelle sortie en boîte de nuit, quand j'y repense. Comme dirait Alexis, c'est pas mon milieu. Puis nous nous lassons et allons rejoindre l'appart de Celestin pour, enfin, dormir.

La distance à parcourir est de quelques arrêts de tram. Tout juste 3 ou 4. Mais avec les ampoules aïe aïe aïe. Une fille qui tourne en rond autour d'un poteau en chantant. Ben pour elle, ce sera mal aux cheveux demain. Arrivée chez Celestin. Pas mécontente d'enlever les chaussures. Pas contente de voir des taches de sang sur mes chaussettes. Avalage d'une assiette de nouilles, et d'un petit verre d'Americano made by Celest', autant dire le meilleur qui soit. Je suis donc la seule fille du groupe qui dort ici, c'est à dire Celestin et Alexis qui dormiront dans le lit, et Prune, P'tit Flo, Erwan et Olivier qui, comme moi, se contenteront du carrelage (et Nounours qui devait arriver mais n'est jamais venu, qui a donc attendu sans dormir le bus pour le ramener chez lui). Olivier est sur un coup énorme, Alexis attend désespérement qu'elle le rappelle, mais Prune ...

Prune : Ah oui c'est vrai t'es la seule fille. Pourquoi tu crois qu'on te fait boire de l'Americano ?

Ca rassure. Celestin éteint la lumière. Prune bouge et me bouscule.

Sarah : Aaah Prune, qu'est-ce que tu fous ?

Evidemment ce fut mal interprété. (Faut pas non plus croire que Prune soit attiré par moi, je mets ça parce que c'est drôle, hein ! Merci Pruneau, tu nous fait bien rire). La nuit fut courte et froide. Ma dernière nuit de lycéenne.

Final Fantasy (part 2)

Où en étais-je ? Enfin ... où en étions nous ? Eh bien, encore dans la cour du lycée. Les filles vont chercher leurs valises (et si je mets un s, c'est pas une faute d'orthographe mais bien parce qu'ellles en avaient plusieurs chacune, et même que Constance était impressionnée par moi qui n'avait qu'un petit sac à dos), Simon, finalement décidé à manger avec nous, enfile un T-shirt pour cacher son torse bleu, mais les tortues ninja, Aurélien travesti et moi restons déguisés. Luc préfèrera ne garder que le maquillage et les ongles vernis, ce qui lui confère une certaine classe, je vous jure. Et nous voila partis. Certains passent par chez Alex déposer des affaires. Ceux là manqueront le don de Dieu (et je pèse mes mots) qui nous est tombé dessus.

Un Caddie. Comme ça, juste stationné devant la boulangerie entre le lycée et l'arrêt de tram. Louqué et moi chargeons tout à l'intérieur, Agathe y compris, et hop, ça roule. Arrivés à Morrhonière, une question se pose, mais bon pas longtemps. Remarquez comme les caddies entrent parfaitement dans les trammways. Nous récupérons une partie des autres (ceux qui passaient par chez Alex, vous suivez toujours ?) à Michelet et descendons tous ensemble dans le centre. Où nous nous tapons l'affiche, mais vraiment. Où nous achetons de quoi manger. Où Charles fait la bise à a prof d'espagnol adorée pour lui coller une dernière honte, à défaut d'avoir pu accrocher son vélo avec un gros antivol bien difficile à couper, étant donné qu'il avait précisément oublié l'antivol chez lui, alors que ça faisait quand même un an qu'il prévoyait ça pour la fin de l'année.

Et comme le veut la coutume (je pense qu'on peut appeler ça une coutume maintenant), nous partons pour l'Ile de Versailles, histoire de retrouver tout le monde et de pique-niquer ensemble. Toujours en tortue ninja, travesti et autre schtroumpf. Qu'est-ce que j'aime que les gens me regardent bizzarement comme ça ! Faut dire que :

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Là, c'est moi à gauche, et avec Constance à droite, en fée. Donc elle s'était changée, et on l'a retrouvé avec encore d'autres juste avant d'arriver. Parmi les autres, Joseph : T'as pas cours toi aujourd'hui ? Si. Ben quand ? Maintenant. Ah okay. Assise dans mon arbre, je dévore mon ciabatta tomate-mozza, Clément brûle de son crâne chauve, Simon est encore à moitié bleu. C'est la belle vie, entre le sombrero de Thibaud et la bataille de cerises. Les passants nous regardent, surtout les enfants. Mais aussi une dame qui nous prend en photo, genre je suis méga-discrète, ni une ni deux j't'embrouille. Et Constance qui lui fait savoir qu'on l'a vue. Puis Charles lance une boule puante qui nous fait nous lever et partir. Nous prenons le tram, toujours avec notre fidèle Caddie, et remontons vers le lycée pour retrouver la voiture d'Anaïs, chez qui je vais prendre ma douche avant de repartir pour le lycée pour la soirée.

Et, pour faire plaisir à Clément, on va faire une part 3 exprès pour le soir.

03.06.2007

Final Fantasy (part 1)

Je comptais écrire un article à propos de notre dernière journée au lycée, mais Maxime m'a devancé ici. Donc je vais juste vous proposer une vision un peu plus perso.

Jeudi soir, il est temps de peindre les banderoles. Après manger, nous nous installons sur la table de ping pong. C'est fou ce qu'on peut s'amuser avec de vieux draps et de la peinture. On cherche des slogans depuis longtemps déjà. Une bombe bleue à la main, j'écris "Baccaloréal, paske nous le valons bien".

Clément : Pourquoi tu écris "paske" comme ca ?

Sarah : Ben ... paske ! 

Constance peint la banderole de la TL "L'élite en phase terminale". Le diagnostic ? Boulot, philo, dodo. Quand 20h30 sonnent, P vient nous chasser. Malheureusement la peinture a laissé des traces et il faut partir de manière à ce qu'elle ne s'en rende pas compte, et prier pour qu'il pleuve cette nuit.

Le soir, l'ambiance est festive. Nous finissons les banderoles dans le foyer des filles, en délirant. T soutient mordicus que Rocamadour est une des 7 merveilles du monde en donnant une petite tape sur les fesses de Morgane avec le magazine Familles chrétiennes. Une jeune fille indélicate décroche son téléphone et déplace ses lunettes. Nous déplaçons nos matelas dans le foyer pour dormir ensemble : Charline, Morgane, Anaïs, Constance, Astrid, Emilie, Clarisse, Lisa et moi, et même Alice qui n'est pas vraiment en Term. Les pionnes viennent souvent nous dire de nous taire. P prend une photo de nous, nous délirons (LAPT), et c'est alors que T rentre

Teckel : Chuuuuut les filles. (voit P) Oh ! pardon.

Alors que P ne dormira pas de la nuit, celle ci sera calme. Mais le matin, pour se mettre en forme, rien de tel qu'un petit jogging. Musique à fond nous déferlons à travers les couloirs. A l'étage d'abord. Mme  T. essaye de nous empêcher de passer, mais à peine elle a fait trois pas que nous sommes reparties. L'étage d'en dessous, puis l'internat des garçons. Puis petit dej toujours en musique. La grande forme matinale annonce la couleur de la journée. Alors que nous dansons assises sur nos chaises, voici les garçons : Charles en magnifique tortue ninja, Alexandre en moine aux bas résilles roses, Clément en prisonnier, la boule à zéro (non vraiment je m'y fais pas).

Puis nous remontons à l'internat pour nous changer, et retrouvons tout le monde. Maxime a déjà évoqué l'accident d'Emeline, certains déguisements, la récré fabuleuse et sans dessus-dessous, l'agitation ambiante, les jeux après la récré. Il m'a d'aileurs envoyé une photo de notre classe :

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La suite au prochaine épisode ...

27.05.2007

Colored up

Ah oui, et sinon .... j'avais envie de changement. Ca vous plaît ?

Edit : Bon, ben devant vos réactions plutôt claires, je remets l'ancien modèle. Mais quand même, j'aimais bien. Bientôt si j'ai le courage de retoucher un peu à l'HTML j'optimiserai la présentation. Pour l'instant, le bac arrive, je vais plutôt me plonger dans la philo.

Freaky friday (part 2)

Les cours sont finis. La journée pas encore. Nous chargeons avec peine toutes les valises dans la voiture d'Anaïs et partons, avec Charles et Morgane, vers Ste-Luce. Le trajet fait 10km, il nous prendra 3/4 d'heure. J'aime les vendredi soirs. Le GPS est bien pratique.

Anaïs : Et là je vais par où ?

Sarah : Ben tout droit

Charles : Tu sais Anaïs, c'est bien le GPS mais tu peux aussi regarder les panneaux.

Entre la musique à la radio, les "Tournez à droite dans 300 mètres" et nos discussions, le trajet se fait. Nous arrivons à la salle Renée Loscq, que nous préparons pour la soirée.

***

Bal de promotion, à l'américaine, et avec pour thème Hollywood. Les filles arrivent en robe de soirée, les garçons en costume. Les profs habillés de la même manière. Nous regardons, de loin, le film des secondes qui reviennent d'Atlanta, goûtons au buffet géré avec brio par Thomas et Géraud, plus des apprentis, du genre Constance qui met trois fois la dose de crème dans les coupes pour le kir, ou Simon qui renverse le plateau avec ses bras. Sinon on écoute les super discours.

Mr B. : Je vais donc remettre des médailles à trois élèves : Clément, Anaïs et Charles.

Tout le monde applaudit. Anaïs reçoit sa médaille et une bise. Charles passe, et après un court moment d'hésitation, opte aussi pour la bise.

Mr B. : Oh, il sent le tabac celui là

Clément aussi aura droit à la bise. Puis nous dansons toute la soirée, et même si je finis par les enlever comme toutes les filles, les escarpins me détruiront les pieds pour trois jours. Bientôt c'est la fin de la soirée, nous aidons pour le ménage et rentrons. Petit bémol : nous n'arrivons plus à faire rentrer toutes les valises dans la petite Clio. Nous faisons de grands signes à Benjamin pour qu'il s'arrête et prenne nos bagages, parce qu'il reste de la place dans son coffre.

Sarah ; Regarde il a mis son clignotant il va revenir. ... ah ben non.

En prenant les valises sur les genoux, nous finissons par arriver à tout faire rentrer dans la voiture. Nous partons, puis nous comprenons pourquoi il avait mis son clignotant.

Anaïs : Ben merde j'suis en train de prendre un sens unique à l'envers.

Charles : Ouais, et là tu traverses une ligne continue. Heureusement qu'il n'y a personne à Ste Luce à 2h00 du mat'.

***

Après un détour par la Chapelle pour déposer Charles et Morgane chez Emilie, nous repartons. On dépose Hélène chez elle, puis demi-tour pour rentrer chez ma coloc.

Anaïs : Tiens, c'est bizzare, il n'y a pas de fossé là.

Soudain la voiture part en arrière. Et bien si. Léger moment de panique. On sort finalement, on rapelle Hélène.

Sarah : Desserre le frein à main on va la pousser.

Anaïs : Euuuh, t'es sûre ?

C'est déjà samedi, il est deux heures du mat bien passées, il fait nuit et un peu froid. Trois filles sont en robe de soirée, dans un fossé, pour pousser une voiture. On finit par y arriver. Gros fou rire sur la route. Le genre de truc qu'elle dira à sa mère dans 10 ans. Nous arrivons chez elle et après une courte discussion, nous nous endormons.

***

Et je n'aurai donc plus de vendredi de cours au lycée. Vendredi prochain se prépare, et se prépare bien. Ce ne sera pas des cours, mais du grand n'importe quoi. Pourvu qu'il fasse beau, je veux tenter la piscine de Thibaud. Et je veux pas que mon super déguisement dégouline. Ce sera une belle journée.

Freaky friday (part 1)

J'avais envie de vous raconter une journée. Une journée comme on sait les faire. Un jour pris, en apparence, au hasard. Un jour comme les autres, mais très spécial aussi. Un vendredi.

***

 Si une journée commence à minuit, alors celle ci commence par une discussion entre amies. Je suis dans le lit de Constance, qui ne dort pas à l'internat cette nuit. Charline, Emilie et moi nous endormons paisiblement. Le réveil sonne à 6h45, mais personne ne bouge avant 7h20. Mes sacs sont prêts (et oui, c'est vendredi), je n'oublie rien, pas même le tatouage que je dois coller sur le visage de Melissa. Une vengeance.

Nous entrons au self pour le petit déjeuner, il est deja assez tard, et ceux qui n'ont pas cours en première heure, largement majoritaires, ne sont pas décidés à partir de sitôt. A 8h00, Mme T. éteint la lumière pour nous chasser.

Clément : Ca va être tout noir !

Tout le monde : Ta gueule !

Il fait tellement jour dehors que presque personne n'a remarqué le changement. L'hiver, quand on ne voit plus rien, de toute façon on chante tous "joyeux anniversaire". Devant l'efficacité de sa technique qu'elle pensait pourtant imparable, elle se décide à entrer en contact. Elle tente un début de communication. "Vous quitez le self !". Les réponses vont de "on verra" à "oui oui" pour les plus convaincantes. Preuve ultime de son autorité : Alexandre arrive, mais il paraît qu'elle ne doit plus accepter d'élèves après 8h00. Je lui ouvre donc la porte et elle fond dessus, tel un vautour sur sa proie. C'est vrai qu'on dirait plutôt le vautour du livre de la jungle. Souvenez vous, ici. Cette comparaison extrêmement flatteuse pour dire qu'elle nous effraie. Alexandre, confus par cet excès d'autorité prend son plateau et va se servir.

***

Les discussions, pendant ce temps, vont bon train. Melissa et Anaïs cherchent à se souvenir d'un prénom commencant par "Ra".

Sarah : Ragondin, c'est mignon. Je crois que si j'avais une fille (excusez l'obsession du moment) je l'appellerais Ragondine.

Luc : Il y a une amie de ma soeur qui s'appelle L*aura G*odin.

Melissa : Mais non, rooo, c'est pas ragondin.

Plus tard, elles se souviendront que c'était Jean Paul.

***

La surveillante s'énerve, et en ultime recours, opte pour la solution qui devrait nous faire fuir : prendre en note nos noms. Le problème, c'est qu'elle ne les connaît pas.

Luc : Si elle me demande mon nom je dis Nathan G.

Sarah : Et moi Noémie C.

Elle ne nous les demandera pas. J'en conclus qu'il y a donc toutes les chances pour qu'elle ait mis le nom de Constance au lieu du mien. Quand tout le monde a bel et bien fini son petit déjeuner et que la pionne crie trop fort pour qu'on puisse encore continuer à feindre de ne pas l'entendre, nous nous levons et quittons le self. En même temps que nous sortent Alexis et Lauriane, qui étaient à une autre table. Leur nom ne figure pas sur le bout de papier. Mme T. est donc aussi impartiale qu'autoritaire. Ca fait plaisir à voir. De toute manière, nous n'aurons jamais de nouvelles de cet "incident". Elle s'en souvient peut être, mais ne remarque pas que nos réflexions s'affinent de jour en jour, puisque le même scenario se répète inlassablement chaque matin.

Mme T. : Vous voulez que je vous applaudisse pour votre intelligence ?

*** : Oh ben venant de votre part ça serait pas très flatteur.

(On pourrait comprendre qu'à une semaine de la fin des cours je mette le nom de l'auteur. Louqué s'est mangé la premère heure de colle de sa vie mercredi dernier. N'encourons donc pas de risques inutiles.) Revenons au vendredi dont il était question. En remontant vers le lycée nous croisons David, le pion. Il sait pourquoi nous sommes en retard et s'en va affronter Mme T., encore fumante, pour prendre son petit déjeuner.

***

Nous arrivons tous au CDI, certains pour une, deux ou trois heures. Pour moi, ce sera quatre. Vive mon emploi du temps. Chacun devant son ordinateur, nous travaillons, révisons, ... discutons. Je reçois même l'invitation pour la soirée du jour même, en forme de clap clap de cinéma. La classe.

Quand la cloche sonne, nous croisons quelques courageux qui passent leurs oraux pour le bac cet après midi. Notamment Melissa qui passe l'histoire des arts.

Sarah : Dans ce cas, le tatouage je te le garde au chaud, pour lundi.

Melissa : Je te remercie de prendre soin de moi comme ca ...

Nous nous dirigeons vers le self et inventons un gros mensonge pour passer prio. Pour aujourd'hui, ce sera une réunion BDE. Aurélien, le surveillant ne nous croit plus mais nous laisse passer quand même. Nous serons vingt sur la grande table du milieu du self, pour un repas animé. Bien plus tard, d'autres élèves arrivent et s'assoient en bout de table.

Sarah : Tiens ! Y'avait vraiment une réunion BDE pendant qu'on passait prio.

Constance : Tout à fait.

***

A 13h00, nous sommes assis dans le parc. A un endroit où il y a à la fois de l'ombre, pour Constance et Thomas, et du soleil pour les autres. Evidemment quand il y a de l'ombre, c'est humide par terre. Donc chacun cherche à s'asseoir sur un sac. Charles, sur le sac d'Emilie, nous fera une belle démonstration de "Crac la calculatrice". La conversation s'oriente sur les remarques qu'on fait le plus souvent à Charles. Nous essayons de les lister. "Charles ta gueule !", "Charles t'es chiant !"

Constance : Y'a aussi "Charles t'es dégueulasse"

Momo, trois mètres plus loin : Aaaaaaah Charles, t'es dégueulasse !

Constance : Qu'est-ce que je disais ?

***

Puis les scientifiques nous quittent pour aller tirer au sort les TP pour le bac, perspective réjouissante. Peut être parce qu'il prend conscience du fait que le bac approche à ce moment là, Matthieu sort son classeur d'éco pour nous faire réviser. Malgré le peu d'intérêt qu'y portent les littéraires, il se lève face à nous et récite son cours. Nous nous bagarrons sur les notions d'emploi précaire et d'emploi atypique, notre discussion semble intelligente. Arrive Simon.

Simon : Matthieu, de loin, avec ton classeur dans les mains et tout le monde qui t'écoute, tu ressembles à Père Castor.

Là dessus la cloche sonne, et nous rejoignons les salles de classe en se disant que Père Pastor est un emploi plutôt atypique, mais pas du tout précaire. Un beau métier, en somme.

***

Passent quelques heures de cours. Cours d'anglais, Matthieu (un autre) jette des miettes de gateau par terre. Laure lui lance un regard étrange, du genre "qu'est-ce qui te prend ?".

Matthieu : C'est pour les oiseaux.

Tout s'explique.

(à suivre)

25.05.2007

I love him all the same

Plus que 4 petites journées. Qui suis-je ? Où vais-je ? Ca je sais pas trop bien...

(Rire aux éclats de verre, brisés et reluisants)

J'ai reussi mon bac blanc, mon lycée, mais ma vie ?

J'ai besoin d'une étoile pour m'indiquer le Nord, besoin de trouver de l'or dans un regard. Besoin de Perrine pour emmener mes valises jusqu'à la gare. Besoin de sommeil. Besoin de Lauriane et Guillaume en cours de philo.

Mefiez vous de moi, j'ai perdu le sens de l'humour, et maintenant je griffe.

Article un peu pourri, pas trop poétique, pour faire style que j'abandonne pas encore ce blog. Vraiment, je le garde encore un peu. Ca reviendra, les beaux jours.

***

20.05.2007

Turtle

Je reviens, promis. Reste à savoir quand. Pour le moment ..."J'ai mon âme à genoux, et mon coeur en dessous", comme le dirait la tortue.

Un bon week end et plein de photos. de la musique, heroes, et un coup de blues.

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