15.10.2008

:)

Et c'est au sortir d'un cours de japonais que l'envie de réécrire sur ce bon vieux blog me reprit. En réalité, ces derniers mois ont été très riche en lecture. Or dès que je lis un tant soit peu, je suis atteinte d'envolées lyriques, et je retombe bien à plat puisque j'ai simplement horreur de ce que j'écris. J'aime la poésie, j'aime le théatre, j'aime la bonne littérature, et même la moins bonne. Mais la vérité est cinglante, je ne suis pas une artiste.

Pourtant, l'envie n'a jamais été aussi forte de reprendre à vous raconter mes grandes et petites aventures. Donc je subis, comme toutes mes pulsions. Depuis le dernier article, j'ai passé trois mois chez une merveilleuse famille en Allemagne en tant qu'au pair. J'ai rencontré des gens merveilleux, je suis tombée encore plus amoureuse de l'Allemagne que je ne l'étais déjà, j'ai bouleversé tous mes plans futurs pour ne pas en construire d'autres et j'ai découvert Berlin (j'accorderai peut-être plus tard un article flashback à mes vacances à Berlin et dans les Kroknose). Depuis mon retour en France, j'ai tout fait pour revoir mes amis, j'ai eu mon permis et j'ai repris les cours. Cela fait aujourd'hui un mois.

La deuxième année, c'est très différent, je trouve. On a tous grandi cet été. La moitié de notre super bande est désormais en Espagne et ne repointera pas le bout de son nez avant Février. Nous nous occupons donc comme nous pouvons en France. Je me contenterai d'une élipse temporelle pour éviter un effort de recollection exceptionnel qui m'aménerait à un article assez désolant sur le mois passé. Je voulais donc parler de la deuxième année. Plus de boulot, plus d'heures de cours, plus de travail perso, et malgré mes tentatives d'organisation, je nage un peu, c'est en attendant de couler. La motivation n'est pas au rendez-vous. Le moral, lui, est retrouvé depuis exactement hier soir.

Après une sortie secrète avec Ams, Del et Kami-sama, je devais rentrer sagement chez moi. Dans l'ordre, je croise : les 4 japonais associables (dont Shun-shun le beau et Mario l'androgyne) (oui Mario est AUSSI un prénom japonais) à qui j'ai parlé une fois dans ma vie. Puis Gary, que j'évite lamentablement en faisant semblant de regarder les travaux sur le boulevard Foch. Puis Maxime. Qui me demande si je vais au Mardi Café. A qui je réponds que non. Qui m'offre de me payer un coup. A qui je répond : "D'accord !".

En route pour le James Joyce. Soirée "Retrouve ton double". Moi, j'imagine que je dois retrouver la Belle puisque, c'est écrit sur l'autocollant, je suis Le Clochard. Maxime-Obélix retrouve LaiYun-Astérix. Camille-Stitch retrouve sa Lilo. Beaucoup de couples se forment mais pas de trace de la Belle. Je m'installe donc avec Ashley-Barbie, Camille-Stitch, Horiyo-Spirou, Astérix et Obélix à une table, et nous parlons français-anglais-japonais-chinois. (La deuxième année c'est différent mais les mardis cafés restent toujours aussi multiculturels). La soirée passe vite et bien avec les nouvelles connaissances et les anciennes.

Je suis heureuse.

Et aujourd'hui, après que Camille nous ait raconté comment elle a mis du jus d'orange dans sa pâte à crêpe, nous prenons notre pic-nic (l'autre tradition ancestrale) et l'après midi se passe sans encombre jusqu'au cours de japonais. Le niveau 3, ca va c'est chouette, par contre j'ai mis le nez dans un cours de niveau 4, et je redoute désormais l'an prochain ^^. Là n'est pas la question, aujourd'hui nous avons fait de la version. Dieu merci, Hiroshi était à mes côtés. Nous avons fait un concours d'imitation de carpe japonaise (voyons la culture jusque là où elle n'est pas) brillament remporté par Kad. Mais la prof assimile nos bruits de carpe et autres traductions douteuses aux vertus hallucinogènes du Nutella. Peut-être n'a-t-elle pas tort. Le reste du cours s'est passé de fous rires en clins d'oeil complices.

J'ai le moral, c'est officiel.

Et c'est peut-être pour ça que je vous réécris.

Commentaires

J'aime beaucoup ta façon t'ecrire Sawah. Garde le moral, c'est beau :)

(y'a pas de MardiCafé ici :/ )

Ecrit par : Lauwa. | 17.10.2008

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