21.01.2008
This is the end ?
C'est comme une couronne de fleur : Le temps passe, les souvenirs restent. Posée sur la tombe de nos amitiés. De nos trois années ensemble. Une histoire finie que je pleure chaque jour.
A ceux qui se sentent concernés.
Lundi c'était la journée anniversaire. Tout le monde prend son plateau. Une voix s'élève. Puis 25 personnes chantent en choeur : "Joyeux anniversaire, joyeux etc.". C'est pour Vincent, le cuistot. Tout le monde s'asseoit à table. On discute un peu, puis Thomas souffle ses bougies. Tout le monde re-chante "Joyeux anniversaire". Thomas, 18 ans. Ensuite on coupe le gateau. Aurélien va en chercher un gros en cuisine. Camille l'a laissé 1h40 dans le four, au lieu de 40 minutes. C'est dur comme du béton. Le gateau est finalement coupé, non sans peine, renversé dans un plateau, et tout le monde se sert. J'aime les anniversaires. Thomas aura reçu un affreux nain de jardin dans une boule à neige de la part d'Anaïs, un immonde Bouddha jaune de la part d'Estelle, le livre "Adorez le seul vrai Dieu", de la série Jéhovah, par Simon, et un T-Shirt avec une photo d'elles, par Charline, Constance et Emilie. Que de beaux cadeaux. Merci les amis ^^.
***
Je regrette de ne pas pouvoir vous faire lire les lettres de motivations des postulants pour Ginette, la prepa scientifique de Paris. Clément et Wlad m'ont raconté la leur. Et bah, moi je dis attention les chevilles. Mais bon ... il faut savoir se vendre. José Bové, lui, sait se vendre. Y'a une affiche de lui à l'internat garçons désormais. Prune l'a récupéré sous nos yeux mercredi dernier, quand on traînait sur le campus. On a découvert à quel point ça avait l'air beau la vie étudiante.
Luc : On s'inscrit tous en fac l'an prochain.
Tout le monde : Euh ... perso tu me laisses là je flingue mon avenir.
Melissa : Ah ben nan, moi je viens là.
Toujours est-il qu'à 5, on a fusillé 2 paquets de bonbons gentillement distribués par Prune, en moins d'un quart d'heure, le cul posé au milieu des étudiants. C'est beau la vie.
***
Mercredi fut une belle journée. Constance a mis des photos à développer, mais elle n'ira jamais les chercher. Bientot son livre : Comment faire crever les petits commercants nantais. Sinon on a encore critiqué les pauvres comme des fous en descendant du lycée. Mais là, le prépa qui marchait devant nous a dû se poser des questions.
Prune : Nan, mais les inégalités c'est bien, ca favorise l'esprit de competition.
Et puis au Café Cult' (bon okay j'étais pas là, mais je raconte quand même), Luc a croisé une handicapée en fauteuil roulant électrique.
Luc : Hé ben dis donc, on se fatigue pas !
***
Mercredi, Luc etait affreux. Depuis jeudi, c'est un homme, un vrai. Ca y est, il a fait sa JAPD. Le soir, on se raconte les souvenirs de JAPD ...
Luc : A un moment, le militaire il a démonté Ségolène Royal, c'était marrant.
Prune : En même temps, même un TES sensé démonterait Ségolène Royal.
Et puis y'a les jeunes qui comprennent pas les questions. Le voisin de Prune qui lui avait demandé "Waouw t'as déjà fini ?". Et puis des boulets.
Momo : La vache, ils doivent en voir passer des cons. A leur place je me foutrais de leur gueule.
Sarah : Boarf, eux ils étaient aussi comme ca avant.
Excusez moi. (Pardon tonton).
C'était en mars 2007. Il y a 9 mois.
[...]
On s'était promis de garder le contact. Aujourd'hui chacun réalise que c'est dur. Je le sais quand je pense à vous, et quand je me dis que la dernière fois, c'était déjà il y a trop longtemps. Je le sais quand je regarde vos photos accrochées à mon mur. Je le sais quand je repense au bonheur intense qui nous submergait alors. Je le sais quand je réalise que ce bonheur est perdu. J'ai trouvé autre chose, j'appelle cela le bonheur aussi. Je ne sais pas si c'en est. J'ai trouvé des gens merveilleux, des gens que j'aime aussi. Mais les idées noires que vous aviez censurées reviennent me hanter quand je pense à cette distance qui s'installe sournoisement entre moi et chacun d'entre vous. vous m'avez aidé à surmonter les plus grades difficultés, les mauvaises nouvelles qui auraient pu me détruire n'ont fait que m'affaiblir et me rendre plus forte au final, et cela uniquement grâce à vous tous. Mais le bonheur que vous m'apportiez chaque jour perd de son éclat. Je suis devenue une étoile, mais une étoile qui a trop brillé avec vous, et s'est consumée. Je ne suis qu'une étoile qui ne brille pas, ne brille plus. C'est comme si on m'avait accordé trois belles années dans toute une vie, et que je les avais brulées trop vite, sans y penser. Alors on essaye de s'appeler de temps en temps, ou d'envoyer un message. Mais on n'a pas le temps, pas le forfait, pas le courage ou je ne sais quoi. Moi la première. Mais cela ne m'empêche pas de penser à vous. Je souhaite simplement que vous alliez bien, que vous soyez heureux là où vous êtes, et qu'avec ou sans nouvelles, on se recroise un jour. Et que vous n'ayez rien oublié de nous. Y'a un nous qui réside à Nantes, je veux y croire. Mon coeur est resté dans cette ville, et y restera encore longtemps. Les larmes coulent encore sur mes joues quand je prends la ligne 2, c'est vous dire. Y'a quelquechose là bas, on l'a laissé volontairement, on l'oublie sans faire exprès. Quelque chose qu'on aurait gravé dans les murs. C'était ce projet de faire que personne n'oublie notre année, ce qu'on s'était promis juste avant la terminale. C'était tous nos actes chaque jour, et tout ce que j'ai écrit sur ce maudit blog dépassé. J'ai tout fait pour ignorer que cela aurait une fin. La chute n'en est que plus dure. Ce texte est nazebroque mais je crois que je suis pas en l'état de vous écrire un truc bien. Si je devais essayer avec des mots clairs, ca donnerait : J'vous aime. Et meme Je t'aime, chacun d'entre vous. Merci d'avoir illuminé mes journées, merci de m'avoir fait vivre à 100 à l'heure chaque semaine. Avec vous les week ends étaient longs et les semaines courtes. J'sais pas comment vous dire ça. J'suis pas sure que vous le ressentiez de la même manière de votre côté. J'ai vécu les trois plus belles années de ma vie, c'est évident. C'est pour cette raison que je ne veux pas vous perdre. C'est pour cette raison que ca me fait mal de pas pouvoir vous parler tous les jours mais de devoir attendre, jusqu'à quand ?
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Commentaires
Ce n'est la fin de rien, c'est un nouveau début et puis c'est impossible de tous se voir quand on est chacun dans une ville différente presque donc bon entre quelques petites soirées c'est déjà presque inespéré.
Ne t'inquiètes pas ça passera.
Ecrit par : Macsym | 22.01.2008
"Y'a quelquechose là bas, on l'a laissé volontairement"
tu parles du chariot quon a laissé auprès de la boulangerie ?
Nan je dec, heureusement qu'il y a ton blog pour nous rappeler nôtre terminale ! Dans un an on a qu'a faire nos études dans la même ville !!!
Ecrit par : l0uqué | 22.01.2008
Plus qu'un chariot sauveur. mais ce chariot c'était aussi un symbole d'une super journée quoi. c'est pas tous les jours qu'on trouve des tortues ninja à nantes.
et puis faire nos etudes ensemble ce serait le reve mais c'est impossible :( je suis un peu triste.
Ecrit par : moi | 22.01.2008
Je suis pas d'accord avec Louqué, je pense que ce que l'on a laissé là-bas volontairement, c'est Mme P*rou.(mais après çà n'engage que moi.)
Ma petite Sarah, il est vrai que ces trois années étaient innoubliables,que je les regrettent autant que toi et que vous me manquez tous affreusement. Seulement si elles n'avaient pas eu une fin on n'aurait pas pu en profiter à fond.On en garde, malgré tout, des souvenirs et des amis pour la vie, je trouve que l'on s'en sort pas si mal.
Ecrit par : Constance | 30.01.2008
oh ben didonc , positivons l' attitude merde !!
comme dit constance on sen sort pas trop mal. et puis y a encore pleins de vacances qui arrivent pour se voir non !
allez tchao et a bientot
Ecrit par : toto boos | 03.02.2008
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